Kairouan

Tissage hayek de Kairouan : découvrez l'artisanat tunisien de la ville sainte, fait main selon un art venu d'Andalousie et transmis de génération en génération. Fondée au VIIe siècle et inscrite à l'UNESCO depuis 1988, Kairouan a longtemps drapé ses femmes dans le hayek, un voile de laine entre l'apparent et le caché. De la laine filée au métier patient, des créations uniques, faites main en Tunisie.

Savoir-faire de la région

Le geste du hayek

Le geste du hayek

Venu d'Andalousie avec les familles exilées, le hayek a drapé les femmes de Kairouan jusque dans les années 1970 : un voile entre l'intime et le public. D'abord tissé en laine, il se décline aujourd'hui en lin, en coton ou en velours, et se prolonge dans des jetés, des plaids et des écharpes qui gardent la mémoire d'un geste demandant des pieds et des mains, et beaucoup de patience.

La broderie

La broderie

À Kairouan, la broderie est un art du trousseau et de la mariée : fils de coton rouges, bleus, mauves, roses et verts sur la kessa tissée à la main, ou sur le velours noir du trayoun, vêtement de mariage traditionnel. Ses motifs s'inspirent du tapis kairouanais et de la mosquée Okba, et se transmettent de génération en génération dans les souks de la médina.

Le tapis

Le tapis

Depuis le XIXe siècle, les femmes de Kairouan tissent la laine ou le coton en tapis aux motifs géométriques et aux fleurs stylisées. Fil après fil, le métier raconte la ville sainte, et l'alloucha laisse parler les couleurs naturelles de la toison. Un art lent, sobre et chaleureux, fait de mains de femmes.